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Stage La Londe – Jeudi

par 28 Avr, 2016Blog0 commentaires

Ca y est la fatigue me fait passer de vrai bonne nuit, mais le réveil est de plus en plus dur ! Les visages sont tiré au petit déj mais la déconne est toujours là. Un petit repos d’1/2h après les tartines est toujours aussi appréciable.

On part sur la plage, ce matin c’est « animation » natation avec un représentant de la marque de combinaison Sailfish. Au programme, présentation de la marque, de la gamme et test. Après avoir choisi la combi que l’on veut tester, on apprend à l’enfiler ! Ca peut paraître bête mais il y a une technique qui facilite « la pose » mais surtout qui évite de l’abimer et la déchirer prématurément. Perso je connaissais déjà, le vendeur de ma combi Orca je l’avais bien expliqué lors de mon achat. On l’a retourne, on met les jambes jusqu’aux genoux avec un sac plastique au pied (ou sur-chaussure type salle blanche ou hôpital), on tire le néoprène de l’intérieur de la combi et non celui de l’extérieur beaucoup plus fragile, j’utilise même des gants en coton, on monte jusqu’à l’entre jambe. On termine par le torse et les bras. Pareil, quelques petits trucs à savoir pour s’assurer qu’elle est bien mise (bien plaqué sous les bras, cou pas trop serré,…). Il y en a beaucoup qui s’y reprennent en plusieurs fois. Le cas de Vincent est juste à mourir de rire ! La combi est plutôt légère et agréable à porter, je semble plus à l’aise et moins comprimé que la mienne.

On rentre dans l’eau, toujours aussi fraiche. On fait quelques mouvements pour terminer de positionner la combi. On se regroupe sur la plage, les consignes et exercices sont donnés. On commence par 1 A-R d’échauffement, aller cool, retour en accélérant. On refait un passage en triangle cette fois, 1 cool, 1 à bloc, 1 allure course. Ensuite, on enchaine avec un exercice à 3, 1 devant, les 2 autres sur les côtés au niveau des hanches ou derrière pour profiter un peu de la vague. Très bonne occasion pour se préparer pour le tri de Verneuil-sur-Seine dans 15 jours surtout qu’en plus l’équipe est au complet, Sabrine, Christophe et moi. Le parcours étant un triangle on passera chacun notre tour devant. On débrief, à Verneuil, on fera 2 devant (Christophe et moi) et Sabrine « dans le tube ». On terminera la séance par des exercices d’entrées et de sorties d’eau : départ, course dans l’eau (monté de genoux par les côtés), plongé (ni trop tôt ni trop tard et gardé un maximum de vitesse).
A la sortie, on sort le plus tard possible, l’eau au maximum au niveau des genoux pour limiter la résistance de l’eau en courant. J’ai l’habitude de sortir dès que mes mains touchent le fond, mais en fait on peut continuer encore quelques mouvement avant de se lever, faut presque sentir le sable entre les dents ! Et enfin on voit comment enlever la combi en courant jusqu’à l’aire de transition : zip, scratch, épaule gauche, bras gauche, épaule droite, bras droit, on baisse tout, et hop hop d’un coup sec avec les pieds pour l’enlever définitivement. On terminera par quelques départs et arrivées en groupe afin d’être au plus proche du jour j et de voir les progrès de la matinée. On aura fait 1h30 environ et 1000m. Instructif !

On reprend le rituel du midi : douche, repas énergétique voir gourmand (les desserts sont souvent tentant), mini repos.

Cet après-midi, on part pour 54km de vélo et enchainement course à pied 30 min. Je me réengage avec le premier groupe, j’ai les crocs malgré la fatigue et les  courbatures, les mollets sont vraiment tendus. Le début est un plus calme, heureusement car faut dérouiller et chauffer les jambes. Route des châteaux, Bormes les mimosas, ça grimpe bien, la route est propre, je suis derrière mais je grimpe pas trop mal je trouve, j’ai encore de l’énergie, je ne sais pas où je la trouve mais j’ai encore des watts, je vois Patrick et Christophe qui commence à peiner, c’est sans doute un peu égoïste mais ça m’aide aussi à avancer, c’est bon pour la confiance en soi. Je passe le col dans le dur mais confiant. On avale la descente jusqu’au col de Gratteloup pour enchainer avec le col du Babaou qu’on monte dans l’autre sens cette fois. Le début est dur car faut réchauffer les jambes. Je me retrouve vite derrière, ça devient une habitude, mais cela ne mais fait plus peur et me plombe plus le moral, le stage commence déjà à porter ses fruits au moins sur cet aspect. Je roule bon train, à mon allure, je connais la pente et la distance, je peux du coup vraiment gérer l’effort. Petit à petit je rattrape Patrick, puis Christophe, puis plus personne devant, je n’ai plus de lièvre, c’est un peu plus dur du coup, c’est plus au mental. Mais quelques virages plus loin, je vois François. Dans ma tête ça fait ni une ni deux, je sais que c’est jouable de le gratter avant le sommet ! Je tombe un pignon pour relancer, ça lance dans les cuisses, il est loin mais je sais que je peux y arriver, je suis presqu’à bloc, je vois que je remonte doucement mais surement, je le vois se retourner 200m devant, aïe, s’il met une mine, je suis cuit, je ne pourrais pas le rattraper. Il doit être cuit car je continue de le remonter. On attaque la bout de descente avant la dernière montée vers le sommet, je suis à bloc tout en essayant de récupérer un peu de souffle, les jambes brulent, les relancent font mal, mais je me rapproche de plus en plus. Plus que quelques virages, il est à moins de 100m ça va être dur. Il terminera devant avec 30m. Je crache mes poumons, j’ai tout donné. Reste Patrick et Christophe pour récupérer et s’alimenter. Où vais-je chercher toute cette énergie ??? Je me surprends de plus en plus, l’envie et la motivation y sont pour beaucoup.

 

C’est parti pour la descente, j’aurais dû mettre ma veste, j’ai un peu froid, je commence à avoir des crampes dans les abdos, des frissons dans les pieds. Signes de fatigue ! Je donne vraiment tout à ce stage, faut que je fasse gaffe tout de même, mais j’ai vraiment besoin de tout donner, pour moi, mon corps, ma tête. On s’attend au pied du col, on attaque le retour, quelques km de plat avant d’arriver au pied du pas du cerf, dernière petit grimpée de la journée. On se met en file indienne et devant ça envoie vite les watts, le compteur monte, je m’accroche comme je peux derrière, on m’encourage à tenir la roue, c’est très dur surtout lors des changements de profil, un léger faux plats ou un passage de pont et c’est juste l’horreur, ça brule de partout. Lancé comme des fusées, la plupart loupe l’intersection à gauche du pas du cerf, moi, derrière, j’ai pu voir venir, je garde pas mal d’élan et passe l’intersection bien lancé, je relance du coup plus facile et passe devant. Sentant que derrière ils doivent remettre la machine en route, je profite « pour attaquer », 1 idée en tête et une seule : devant en haut !! Pour ça, je me conditionne : à fond et ne pas se retourner ! Premier virage et hop, je tombe un pignon, danseuse, relance, à fond. Dans ma tête le stage se termine en haut, demain sera un autre jour (je suis un peu comme ça depuis le début d’ailleurs). Le cardio est à 100%, les jambes brûlent le peu d’énergie qu’il me reste, je sens que ça lance à l’intérieur des mollets, je lâche rien, un virage sec, je vois Vincent  et me reprend, hors de question qu’il termine devant, j’ai un lacet d’avance, c’est faisable mais il envoie un sacré braquet. Dernière ligne droite, dernier coup de gaz. Raaahhhh c’est fait ! Vincent termine juste derrière à 10 sec je pense. Le « dernier » arrive que je n’ai pas encore terminé de reprendre mon souffle mais qu’est-ce que je suis content et un peu fier aussi ! Je suis capable de m’accrocher au groupe et ça, ça n’a pas de prix pour le moral. Je savoure intérieurement.

 

Il reste 5-10km pour rentrer. Je me dis qu’on va terminer assez cool, tu rêves Nico, la descente se fait à fond et le faux plat jusque La Londe se fera à encore à bloc. Moi j’ai plus rien, mais je veux pas lâcher, Patrick la loco se met en marche devant, 37, 38, 39, ça file comme des balles, je suis de nouveau à bloc mais l’écart se creuse un peu, je tiens plus la roue, c’est d’autant plus dur de revenir. 40, 41, 42… purée c’est impressionnant mais c’est juste génial, je suis KO mais je continue. 44, 45, 46 … Une 206 blanche nous dépasse  en grattant le bas-côté, put*** les gravillons ! De nouveau tête dans le guidon pour tenter de relancer, quand tout un coup ça gueule devant, juste le temps de relever la tête que je vois Christophe en roue avant et terminer en triple axel piqué dans le bord de la route le vélo côté du vélo. Je suis debout sur les freins. Un mec promenait ses 2 chiens non attachés en bord de route et la 206 blanche arrêté en plein milieu de la route pour tourner à gauche sans clignot. Le peloton, lancé à pleine vitesse, concentré sur les chiens en liberté n’a pas vu la voiture. Tout le monde est un peu en tords, la 206 aurait pût attendre et ne pas nous dépasser surtout si c’est  pour tourner 300m plus loin sans clignotant, le mec aurait dû attacher ses chiens surtout en bord de route sans trottoir, et nous on était en zone 30 et on était à plus de 40 en mode contre la montre. Premier réflexe : Christophe ? Comment il va ? J’ai tout vu mais pas le temps d’être choqué, il nous rassure tout de suite, rien de cassé. Mais il en sait sans doute rien, il est « sous le choc ». Rapide examen, en effet à priori, rien de cassé, les égratignures semblent plutôt superficiel, un peu de sang, une belle coupure sur un doigt apparemment, je lui file vite un bout de PQ (que j’embarque toujours dans ma sacoche de selle… par expérience 🙂 ). Il reste quelques minutes assis, histoire de reprendre ses esprits. Le couple de la 206 s’excuse mille fois mais le mec avec ses chiens à très vite disparus ! Pas classe du tout comme comportement ! On refait la scène à voix haute pour comprendre, Christophe me fait un clin d’œil en disant que j’aurais quelque chose à raconter dans mon blog, j’avoue que je m’en serais bien passé, lui aussi d’ailleurs ! Il s’en sort bien, tout le monde s’en sort bien, ça aurait pu être un véritable carton avec beaucoup de casse, là il y a « juste » la manette gauche du vélo de Christophe qui est HS. On terminera très calme, Christophe sur le petit plateau, moi derrière qui commence à réellement prendre conscience de ce qu’il vient de se passer. Malheureusement, il faut souvent le vivre pour réellement prendre conscience du danger permanent et encore ce n’est pas moi qui ai chuté !

On range les vélos, et hop parti pour la course à pied. 10 minutes cool pour reprendre le rythme, 10 minutes allure course, 10 minutes cool, récup. Les 10 premières sont très très dur malgré cette petit pause à la résidence (pose des vélos dans le local, attente que le groupe soit complet), je force durant les 10 minutes forts, je suis à bout de souffle, début de crampes aux jambes à chaque pas, je sens les vibrations des pas remonter tout le long des jambes jusqu’en haut des cuisses. Les 10 dernières minutes me permette de clamer tout ça. Grosse après-midi bien dure.

Je file à douche, j’aide Christophe à son diagnostic de ses plaies qu’il ne voit pas, tout est superficiel, mais il semble avoir une douleur à l’épaule, j’espère que c’est juste un choc. A surveiller. ça va piquer sous la douche !

Rituel du soir : apéro, reprise de forces et… le dodo attendra un peu ! On se retrouve dans le bâtiment d’accueil de la résidence pour une présentation de Sailfish. On cherche 15 minute à trouver une prise électrique qui fonctionne, rien n’y fait, on passe à l’étage. Présentation, historique et esprit de la marque, puis présentation des techniques et trucs et astuces de la nage en eau vive. On échange quelques questions, expériences. Allez zou, cette fois dodo ! Demain c’est le dernier jour… compét ! Un mot d’ordre du coach : « A fond »… euh moi ça fait 5 jours que je suis à fond !