Sélectionner une page

Stage La Londe – Lundi

par 25 Avr, 2016Blog0 commentaires

Réveil 7h, j’ai mal dormi, le vent était infernal et le soleil de la veille m’a empêché de m’endormir correctement. Rendez-vous 7h30 en bas en tenue pour 1 heure de course à pied à jeun, ¼ d’heure de footing pour s’échauffer puis 2 fois 5’ 5’ 5’ en accélérant l’allure à chaque palier. Je pars sur du 11-12-13, 11-12-13 à l’heure. Je m’attendais à pire et plus brassé du fait d’être à jeun. Il fait frais mais grand soleil. Le vent commence à se lever, il va encore souffler fort aujourd’hui. J’ai les jambes lourdes, je manque d’entrainement. Je cours seul, le niveau du groupe est assez disparate. J’ai du mal à accélérer sur la 2ième série mais je fais tout ce que je peux sur les dernières 5 minutes, je suis plutôt à 14-15 à l’heure. On rentre en footing, on aura fait 10 km en un peu moins d’une heure.

Douche puis direction le petit déj. Un peu de repos. On repartira à 11h pour natation en mer. J’ajoute 2000 mètres au compteur, à travers divers exercices, j’en bave un peu, je me fais peu à peu à l’eau salé.

On rentre de la mer, directe à la douche puis miam-miam.

 

Bon faut pas trainer car 14h on repart pour une sortie vélo. 90km en passant par le col du pas du cerf, Notre-Dame des Anges et Babaou. Ce sera donc un très court repos, 30min environ. Je me prépare, le coach dit que le fond d’air est frais et qu’en haut de Notre –Dame faut se couvrir, surtout pour la descente. Quand on voit le temps j’ai plutôt envie de partir léger mais il connait la région mieux que moi, je vais donc l’écouter. Je mets une première couche sans manche, le maillot BY et prend mon coupe-vent et les manchettes pour le chaud. 1 bidon de boisson orange, l’autre citron, j’ajoute 3 barres et 2 gels pour tenir le coup malgré un bon repas. Un bon coup de crème solaire et hop je récup le vélo. On fera 3 groupes de niveau, je me mets dans le 2, on part à 5 + le coach pour nous guider, on est 2 BY, Hugo et moi. Sabrine pilotera le groupe 3, et elle n’est pas là pour rigoler, le coach en a déjà payer les frais !

On part bon train je trouve, je pars jamais vite. On traverse La Londe et on se retrouve tout de suite en petite route départementale de campagne. Direction le Pas du cerf, très court pas trop dur, du coup on part vite, un peu trop d’ailleurs, on n’a pas encore fait 10km ! On attaque la descente, qq virages serrés, on voit le groupe 1 devant, ça nous taquine les pédales de vouloir leur mettre la pression mais on s’excite pas trop. On avale les km entre face au vent et vent de côté, faut appuyer dans ses conditions. A ce moment je me dis qu’à ce rythme et cet effort, je vais en baver ! Je suis là pour ça donc je maintiens la cadence devant avec le coach. Il montre une antenne relais au loin et nous dit que c’est là qu’on va, Notre Dame des Anges. ça parait bien loin d’ici. Arrêt au stand rapide mais le coach nous met vite la pression en disant qu’il ne faut pas trainer, on est pas en « rando sacoche » comme il disait hier soir à table en parlant de la FFCT (Fédé Cyclo-tourisme).

On attaque Notre-Dame, c’est un stage donc sans vouloir me cramer mais au vue de mes objectifs de l’année, il faut que je bouche du dénivelé et que j’endurcisse les jambes,  je vais le grimper « un peu dans le dur » quand même. Je pars donc à un bon rythme avec le coach, je mouline bien pour ne pas trop forcer non plus, il y en a pour 8-9km quad même. ça reste quand même pour premier vrai col de l’année, ce n’est pas les 17 tournants de Chevreuse ! Etonnamment, on est devant et on creuse l’écart, on discute même un peu, mais tout de suite c’est plus dur à respirer. Il fait chaud et les portions à l’ombre sont bien agréables. On fait 3-4 km ensembles avant d’être rattrapé par Hugo, sacré grimpeur en fait ! Il passe devant et s’envole avec le coach. Je les verrais plus avant le sommet. Je fais donc la grimpée seul, je me laisse pas aller, je garde le rythme, je respire fort, ça décrasse depuis 2 jours. Je suis content de moi, la côte n’est pas trop raide, je jongle entre le dernier et avant dernier pignon, je tourne bien les jambes. Le paysage est magnifique, j’essaie d’en profiter un peu, la route par contre est pas terrible, le revêtement est assez esquinté. Je file bon train jusqu’en haut. Là le groupe 1 y est encore et profite de la vue, photo de famille, ils repartent. A mon tour de profiter, une vue splendide, on voit bien la mer et la presqu’ile d’Hyères. Par contre ça pèle un peu, je mets les manchons et le coupe-vent, je reprends des forces. On croise quelques militaires, discutent avec les collègues. Un Renault arrive, il en manque plus qu’un… qui n’arrive pas… toujours pas. L’attente est longue et on se refroidit, l’heure tourne, on s’inquiète un peu : crevaison ? Problème mécanique ? Problème physique ? Faut qu’on avance, on descend un peu, on l’attend encore un peu. On ne peut pas le joindre on n’a pas son numéro ! Le coach décide de laisser à la main à Patrick qui connait le parcours pour rentrer, le coach redescend pour chercher le retardataire. On attaque la descente… brrrr ça caille ! La route n’est pas terrible, on est froid, on descend donc tranquille sur un peu plus de 10km. Autant Hugo est devant à la montée, autant il est derrière à la descente. On arrive sur Collobrières. On file à toute allure et on attaque le Babaou.

 

2ième difficulté, plus facile, 6-7km de montée mais plus tranquille côté pourcentage. Je repars devant mais Hugo prend vite la relève. Plus facile et un revêtement nickel, pareil, je suis en mode warrior, je file tant pis pour mes jambes, j’engloutie un gel pour l’énergie. Je me sens étonnamment bien au vue de l’entrainement depuis samedi soir et mon manque de volume depuis le début de saison. Je cavale jusqu’à revoir Hugo dans le viseur 1 virages plus loin. Le moral reprend du peps. « Faut que je le mange » d’ici le sommet, j’arrive à sa hauteur, le passe comme une fusée, que c’est bon. Il se laisse pas faire, le salaud, il relance derrière, je vois le sommet, hors de question de me laisser bouffer, je tombe un pignon et le repasse à 20m. Un doigt en l’air pour le style en passant le sommet. Je l’ai eu, bien content d’avoir tout donné sur cette côte. Hugo me salut et me félicite de cette gagne à la loyale, bon esprit. On papote en attendant les Renault. On enchaine vite, l’heure tourne. La descente est juste majestueuse, j’ai de bonnes jambes et autant la première descente j’étais frileux autant là c’est juste l’éclate total, je passe devant et envoie les gaz « A la Virenque », je file à toute allure tout en jouant la sécurité je connais pas du tout le secteur. Les virages sont bien dégagés, j’anticipe un max le regard loin devant, la route est très propre. Je creuse vite l’écart. 2-3 min d’avance en bas, et Hugo encore 5 minute derrière.

Maintenant c’est tout droit jusqu’à la résidence. Encore 200m de dénivelé à descendre mais la route est beaucoup plus fréquenté, faut faire gaffe. En file indienne et au galop seront les mots d’ordre. Plus loin on rejoint une piste cyclable, belle et propre et là c’est parti pour une séance CLM, 2-3 passages de relais à fond, un vrai plaisir, de bonnes sensations. Je me sens super bien, mal aux jambes mais bien moins que j’aurais pu imaginer. On arrive à La Londe. Je sprint un peu pour cramer mes dernières ressources. On arrive au bercail, on retrouve notre homme perdu qui ne nous a simplement pas vues en haut de Notre-Dame et qui s’est planté de route en descendant ! Ballo.

On aura bouclé le circuit de 91km en 4h même si c’était plus un 2x45km. Pleins les pattes mais pas complètement cassé, assez surpris et encore un jour où j’ai bien joué le jeu, faut que j’arrive à tenir jusqu’au bout. Une bonne douche, un coup de fil à Madame et hop miam-miam. Encore des pâtes !!! Haricots, rosti et tiramisu en dessert J merde il est mérité celui-là. Mangé à « la table des Renault » avec Hugo et Johanna (qui est allergique à la ciboulette, bizarre non ? J). En fin de repas, j’ai pas mal écouté et échangé avec le coach suisse qui nous a fait revivre son Embrun. A priori, demain c’est 5km de nat en piscine à Hyères, départ 9h, aprm repos. Je sens que la deuxième parti du programme va me plaire :). Tchuss