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Triathlon de Paris

4 Juil, 2015

AVANT…

Samedi :

Rdv chez Papi Richard pour aller chercher le dossard, poser les affaires de CAP à la Tour Eiffel et poser le biclou à Choisy-le-roi.

Pour commencer j’arrive avec ¾ d’heure de retard mais no stress il fait 38°, on transpire comme des bœufs.

Direction les bouchons parisiens et le GPS dernier cri… Ritchi, tourne à gauche, à droite et gare-toi là comme une merde. Les vélos bien visibles tu t’en tapes les keufs sont juste derrière J. Pas très à l’aise le Nico à laisser 5000 boules de carbones dans le coffre comme ça.

On récup notre dossier… purée c’est pas celui de moisson ou de Troyes ! pub, magazine, gourde, bonnets, fraise tagada, et tout le tralala. Faut commencer l’organisation des 2 sacs de transitions

Après avoir fait les soldes dans le village, direction le dépôt du sac T2. Premier coup de stress pour moi : le sac sera balancé à la sortie de T2… il doit donc être vide… donc pas de serviette, de crème et de gourde au cas où !… bon d’accord je suis pas là pour me refaire une beauté !

 

Direction Choisy, le GPS se plante de route, on visite un peu les tours d’HLM. On arrive sur le stade…. Put*** la taille du parc !!! On fait la queue, Papi passe sans problème, et moi, bam ! retour à la case départ et touche pas 20 000 €, ça m’apprendra à pas lire le règlement… draft autorisé donc prolongateurs long interdit, retour à la voiture. Par chance, mon Ritchi m’avait refilé les courts avant de partir… quelques coup de clé et enfin je peux rentrer dans le parc.

Direction le bassin…. Et là surprise !!! Ca donne pas envie… les herbes qui flottent, l’eau bien marron foncé…. Hum… ca sent l’imodium pour demain ! ca va chatouiller les pieds…

Allez on rentre au bercail.

 

Comme pour Troyes, je suis nourri, logé chez Richard…. Les pâtes de l’autre fois m’ont fait péter le chrono, j’espère pouvoir remettre ça !

22h30 il est temps de faire dodo.

Dimanche :

Réveil 5h30, ça pique ! Pas super nuit avec cette chaleur !

Café, 2 tartines et hop direction Paname. On pose la voiture au pied de la Tour Eiffel et on file prendre le RER. Quelques bouseux comme nous dans le train, reconnaissable avec les vélos et les sacs de transitions.

Arrivé à Choisy… 95% du train en mode triathlon…. Ca commence par 20min de défilé de triathlète dans la ville jusqu’à la base.

Un parc à vélo en pleine effervescence, 3000 personnes au taquet ! 1ière chose à faire : trouver une pompe à vélo pour gonfler (on a pas voulu se faire chier à la trimballer avec nous).

PAFFFFF… tiens ca me rappelle le CR de Joël à Nice… on entends quelques pneu qui explose ! les boules pour eux !

C’est parti pour la natation…

Direction le départ… 1,5km de marche pour traverser le bassin… impressionnant ce monde… on retrouve Rémi, Domenico et Chantal.

Par chance on est dans la première vague, on évitera le gros bouillon même si ca reste des vague de 900-1000 personnes. Le bassin est large ca devrait pas être trop la cohu.

… L’eau est trouble, les plantes sont hautes et viennent te chatouiller les orteils… brrrrr… faut pas faire ca chochotte J Heureusement l’eau et chaude presque trop même.

PAN c’est parti… comme tous les départs, on se grimpe dessus, on prend des coups, on en donne aussi… mais ca va j’ai connu bien pire. Je me cale à droite dès le départ… peut être trop à droite d’ailleurs au bout de 500m je me retrouve presque seul au milieu des « algues », ca s’accroche à la puce, ca glisse le long des bras.. comme dirait Richard «faut s’imaginer que ce sont des sirènes ». je me remet dans le rang, j’ai perdu du temps et allongé la distance… je manque encore d’expérience en eau libre ! L’eau est noir tellement la vase est brassé à la sortie de l’eau. Je sors en 30min, comme je l’espérais.

 

T1, go pour le vélo…

Comme la combi était interdite à cause de la t° de l’eau (27-28°C), la transition est plutôt rapide, pas le temps de récup, direct sur le vélo

Et là ça va vite… très vite. Première expérience du draft et de la course en peleton… mama… faut être concentré !!

Pris dans un groupe, j’envoie les watts, Paris en route fermé sur les quai, c’est pas tous les jours, faut envoyé du pâté ! 45 au compteur… si je tends les bras je m’envole !… je me sens super bien, comme Richard, je me met derrière un c** (il sera masculin pour moi L) et hop je mouline, je relance, j’arrive même à me trouver en tête de peloton à fournir l’effort pendant 2-3 km. Par contre quand je pris pris au milieu, complètement enfermé, put**** c’est dangereux, pas le droit à l’erreur. D’ailleurs ca pardonne pas, sur Boulogne on croise un mec à terre je serre les dents pour lui ! On arrive à Longchamp à plus de 41 de moy !!! Putain la vache !!!! faut calmer le jeu sur les 10 dernier km, je vais me cramer, d’ailleurs dès que je suis en roue libre, je sens les mollets qui cherchent la crampe… et glouglou je vide la gourde d’isostar.. je suis trop bien, ca serait dommage de craquer sur la CAP, surtout que j’ai toujours pas croiser Richard, il a dû faire une bonne nat et doit être bien caler aussi en vélo.

 

Ouf le peloton ralenti, je reste dans le groupe. Mais la tour Eiffel en ligne de mire donne qu’une envie : accélérer ! On traverse la seine face, on arrive à T2, c’est magique avec tout ce monde et cette vue. J’entends ma femme qui gueule pour m’encourager et un « attention à la marche » qui retiens toute mon attention, on fait un bout sur chemin de terre avec un trottoir à passer. Je termine le vélo à 39,5 de moy.. magique !

 

T2, Maintenant on cours…

Une transition super rapide et hop c’est reparti pour CAP. Premier virage… « ahhhh enfin !!!! je vois les fesses de Richard » (j’aurais jamais penser dire ça un jour J), il a le droit à sa petite fessée au passage… je fais qq mètres avec lui mais si je continue ma montre va indiquer « vous êtes à votre fréquence de récupération »…mouahahah je rigole Richard ! allez je file devant, pas de crampe mais le souffle un peu court.

Je regarde la Garmin… 4’40 au km je suis sur un super rythme mais j’ai quand même du mal à lâcher les watt, je sais que j’en ai sous le pied mais j’ai toujours peur de craquer physiquement.

Fait vraiment lourd sur les quais au bord de l’eau mais j’avance bien, il y a du monde c’est entrainant même si je me fais bcp dépasser. J’attaque le retour, la tour Eiffel en face. Bizarrement je me dis à ce moment que le parcours fait pas 10km… je passe donc la cinquième. Panneau 8km à « 3 rue » du stade, je le savais, merde, j’aurais dû lâcher plus tôt « point faible quand tu nous tiens ».

les 500 derniers mètres se feront au taquet, la foule et la voix du speaker aidant. Arrivé sur le stade, fleur au fusil, je franchi en 2h21’52. Plus que satisfait !

Ca y est, c’est fini !!!

Médaille, T-shirt, direction le ravito… je retrouve Gilles, frais comme un gardon, à croire que Nice c’était il y a 3 mois ! impressionnant ce Gilou. On se retrouve tous à refaire le monde.. euh la course.

L’heure du podium arrive, Chantal est appelé mais elle est déjà parti, merde. Richard rentre le ventre gonfle la poitrine et tente de se faire passer pour elle… rejeté ! Tu aurais dû te raser et t’épiler les guibolles ! Bon ben Chantal… on auras pas de photo de toi sur le podium.